Des bases fragiles ...

Le chiffre "officiel" des pertes allemandes est très précis, donc théoriquement fiable.

Rappel : 134 morts et 182 blessés allemands.

Il est vrai qu'un chiffre encore plus élevé (plus de 200 Allemands morts !) avait été avancé, par exemple dans l'ouvrage de Jean ESCHBACH père. 

En définitive, aucune source précise n'est jamais avancée, si ce n'est la référence à une confidence d'un mystérieux officier allemand, qui se serait confié aux chefs du GMA-Vosges, plus tard, quelque part dans la Forêt Noire. Les auteurs ayant traité ce sujet (René RICATTE, Gilbert GRANDVAL, ...) se renvoient les chiffres. 

De plus, jusqu'à ce que nos travaux permettent de progresser, aucun nom de soldat allemand tué le 4 septembre à Viombois n'avait jamais été avancé !

Enfin, force est de constater ... qu'un tout premier auteur, Jean-Marie GEOFFROY (lui même créateur d'un réseau de résistance homologué) avait publié en 1946, dans l'annexe de son Viombois, le maquis tragique, un bilan de seulement 12 morts allemands. Chiffre avancé par le Major KOCH, un officier allemand, donc jugé douteux. Cet ouvrage gênant a été écarté. Pour sa part, JM GEOFFROY s'est éloigné pour terminer ses études ... Un bilan  peu élevé est confirmé par les souvenirs d'Oscar GERARD, ancien de la 1ère centurie et auteur de De Viombois à Berchtesgaden, livre-témoignage d'une rare lucidité.

L'ouverture progressive des archives permet maintenant de dépasser les contradictions des témoignages et de répondre de façon étayée aux questions suivantes :

  • Quelles unités allemandes étaient présentes le 4 septembre à Viombois et à La Baraque ? Quels officiers commandaient ces troupes ? Combien de soldats engagés ? L'assaut était-il préparé ?
  • Une trahison (un traître ...) est-elle à l'origine de l'assaut sur Viombois ?
  • Quel est le bilan réel des pertes allemandes ?
  • Comment s'est organisée la répression les jours suivants ? Par quels officiers et quelles officines allemandes fut-elle dirigée ?
  • D'où proviennent ces fameux chiffres "officiels" ? 
  • Pourquoi tous ces arrangements d'après-guerre ?

Ce questionnement est à la base de notre travail.